Ce blog a pour but d'aider et de favoriser les échanges sur la généalogie, la recherche de vos ancêtres en France et en Nouvelle Calédonie, découvrir vos secrets de famille, les histoires qui se répètent de génération en génération L'astrologie, le Reiki, la psychogénéalogie peut vous aider également à comprendre votre histoire et guérir du passé.
Après la semaine sanglante de mai 1871 qui fit plus de trente mille victimes parmi les Communards tués les armes à la main ou fusillés sans jugement les conseils de guerre siègent sans discontinuer pendant des mois. Au printemps 1872, ils peuvent utiliser la loi sur la déportation votée le 13 mars.
" -Article2 : la presqu’île de Ducos dans la Nouvelle-Calédonie est déclarée lieu de déportation dans une enceinte fortifiée
- Article 3 : l'île des Pins et en cas d'insuffisance l’île de Maré, dépendances de la Nouvelle-Calédonie sont déclarées lieux de déportation simple pour l'exécution de l'article 17 du code pénal.
- Article 4 : les condamnés dans une enceinte fortifiée jouiront dans la presqu'île de Ducos de toute la liberté compatible avec la nécessité d'assurer la garde de leur personne et le maintien de l'ordre. Ils seront soumis à un régime de police et de surveillance déterminé par un règlement d'administration publique qui sera rendu dans un délai de deux mois à partir de la promulgation de la présente loi. Ce règlement fixera les conditions sous lesquelles les déportés seront autorisés à circuler dans tout ou partie de la presqu'île, suivant leur nombre, et à s'y occuper de travaux de culture, ou d'industrie, et à y former des établissements provisoires par groupe ou par famille.
- Article 5: les condamnés à la déportation simple jouiront dans l'île des Pins, et dans l'île de Maré, d'une liberté qui n'aura pour limite que les précautions indispensables pour empêcher les évasions et assurer la sécurité et le bon ordre. "
De mai 1872 à octobre 1878, vingt-deux navires débarquent en Nouvelle-Calédonie quatre mille deux cent quarante-trois déportés, tous pour faits liés à la Commune, sauf quatre-vingt-dix condamnés arabes exilés pour avoir participé à la grande insurrection kabyle de 1871. Parmi les proscrits, quelques hautes figures de la Commune tels Louise Michel, Henri Rochefort, Charles Jourde, Jean Allemane...