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Ce blog a pour but d'aider et de favoriser les échanges sur la généalogie, la recherche de vos ancêtres en France et en Nouvelle Calédonie, découvrir vos secrets de famille, les histoires qui se répètent de génération en génération L'astrologie, le Reiki, la psychogénéalogie peut vous aider également à comprendre votre histoire et guérir du passé.

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Utilisation de la Nouvelle-Calédonie pour le bagne

Au XIXème siècle, la politique calédonienne de la France est commandée par les exigences du bagne. Les injonctions ministérielles adressées aux fonctionnaires d'outre-mer sont claires: " La Nouvelle-Calédonie est avant tout une colonie pénitentiaire. [...] Vous ne devez pas perdre de vue que l'œuvre principale qui s'impose à votre administration est celle de la Transportation. "On appelle " transportés " les criminels qu'une cour d'assises a condamnés aux travaux forcés. La loi de 1854 prévoit qu'ils seront employés aux travaux les plus pénibles de la colonisation et à tous autres d'utilité publique. Mais, en cas de bonne conduite, autorisation peut leur être donnée de travailler pour les habitants de la colonie ou les administrations locales. Les condamnés peuvent aussi recevoir des concessions de terrain à cultiver pour leur propre compte. Après leur peine, ces fermes deviendront leur propriété. La France espère ainsi jouer sur deux tableaux : Signe de la misère qui sévit en Europe, en plus de trente ans, de 1864 à 1897, quelque soixante-dix convois acheminent de France plus de vingt mille forçats jusqu'aux pénitenciers de Nouméa (île Nou), de l’île des Pins ou de la cote ouest.Des forçats propriétaires et honnêtement mariés :Divisés en quatre classes, les transportés sont employés dans des ateliers, pour la construction de routes ou autres travaux d’intérêt général. Grâce à leur bonne conduite, d’autres obtiennent des concessions agricoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- punir les justiciables,

- étendre son emprise sur la Nouvelle-Calédonie par un peuplement européen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premiers forçats sont d'abord cantonnés à l'île Nou en face du port de Nouméa, où ils construisent les bâtiments de leur enfermement et un hôpital. Trois ans plus tard, au vu des premiers résultats, la transportation vers la Nouvelle-Calédonie s'organise. La population pénale passe de 967 (en 1867) à 9997 en 1885.

 

 

Dans le même temps le gouvernement prône l'envoi en Nouvelle-Calédonie de femmes enfermées dans les prisons centrales de métropole. Un décret d’août 1878 et une décision ministérielle de janvier 1882 précisent les conditions de mise en concession de terres au profit de condamnés, ceux-ci se voient également offrir la possibilité de se marier s’ils trouvent l’âme soeur parmi les nouvelles venues.

C’est ainsi que cinq cents prisonnières célibataires françaises acceptèrent d'aller épouser là-bas des condamnés. D’autres virent leurs épouses et leurs enfants autorisés à les y rejoindre.

Ainsi, plus des trois quarts des ménages qui se forment alors en Nouvelle-Calédonie comprennent au moins un conjoint d'origine pénale. Un demi millier d'enfants naissent sur les concessions, huit cents arrivent de France pour retrouver leurs parents, tandis que, des unions entre libérés du bagne et femmes mélanésiennes, sont issus quantité de petits métis incorporés tantôt au monde européen, tantôt à la communauté kanak.

L'administration pénitentiaire devient le plus gros propriétaire foncier de Nouvelle-Calédonie,

d'abord limité à l’île Nou, le domaine de l'administration pénitentiaire déborde rapidement de son site d'origine L'administration s’empare de terres encore disponibles et achète des terrains à des particuliers. En 1842, elle contrôle 31700 hectares et 110000 en 1895 ! La quasi totalité des terres fertiles est entre ses mains.

Mais, désirant tout faire, tout régenter et produire de tout, les dirigeants du bagne entreprennent trop de tâches diverses, sans rigueur ni ténacité. Au lieu de se limiter aux cultures coloniales traditionnelles en ces lieux et souvent de bon rapport, telles que café, tabac, vanille, etc..., ils s’engagent dans des essais et des expériences aléatoires. Ce qui aboutit inévitablement à un échec des cultures, dans un premier temps, en Nouvelle-Calédonie.

 

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