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Ce blog a pour but d'aider et de favoriser les échanges sur la généalogie, la recherche de vos ancêtres en France et en Nouvelle Calédonie, découvrir vos secrets de famille, les histoires qui se répètent de génération en génération L'astrologie, le Reiki, la psychogénéalogie peut vous aider également à comprendre votre histoire et guérir du passé.

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Les Kanak, premiers occupants de la Nouvelle-Calédonie

Il y a trois mille cinq cents ans environ, les Kanak, Mélanésiens de Nouvelle-Calédonie, s'installent sur la Grande Terre et aux îles Loyauté.

Leur présence, ancienne dans l'archipel, alors encore inoccupé, est attestée par des poteries caractéristiques de toutes les premières implantations océaniennes.

Les Kanak apportent dans leurs pirogues des plantes comestibles originaires d'Asie: ignames, taros, cannes à sucre, arbres à pain, cocotiers et quantité d'autres végétaux utiles.

Leur technique d'horticulture par brûlis fait alors reculer la forêt primaire au profit d'une savane arbustive. En se dispersant le long du littoral puis en remontant dans les vallées, les Kanak (comme d'une manière générale tous les peuples de Mélanésie) se sont organisés en petites communautés, aucune ne prenant le pas sur les autres. Pour ouvrir de nouvelles surfaces fertiles, ils élaborent une agriculture hydraulique en terrasses dont on trouve peu d'équivalents aussi sophistiqués dans le Pacifique. En outre, aux îles Loyauté, des sociétés sensiblement différentes de celles de la Grande Terre se sont constitués.

De très nombreux témoignages montrent qu'ainsi la civilisation kanak a développé dans tous les domaines, à partir d'une souche unique, des particularismes marqués : invention d'un nouveau genre de poterie et de plusieurs styles de sculpture, gravures dans la pierre de dessins énigmatiques (pétroglyphes), peintures rupestres, créations d'institutions politiques et matrimoniales distinctes.

De même, les langues vraisemblablement peu nombreuses des tout premiers arrivants se diversifièrent sur place. Quelques millénaires plus tard, au XIXème siècle, on découvrait en Nouvelle-Calédonie un éventail linguistique de trente-deux langues, aussi large et varié que celui de l’Europe entière. Vingt-huit d'entre elles (dont une langue polynésienne) sont encore parlées aujourd’hui.

 

 

Les conflits se réglaient par les armes, et les guerres étaient le prélude à de nouvelles relations contractuelles, mais la violence, surtout lorsqu'elle s’exerçait sur des groupes éloignés, pouvait prendre un tour plus radicale. Jusqu'au massacre des ennemis, dont on mangeait les dépouilles. Non pas, principalement, par manque de nourriture carnée : comme dans toute la Mélanésie faire disparaître les corps privait les vaincus des cérémonies de deuil qui font des morts des ancêtres protecteurs.
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