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Lundi 18 mai 2009
Par Pacifica
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Jeudi 16 octobre 2008
 

Frédéric ANGLEVIEL

Revue de la gendarmerie nationale, hors série n° 2, 2000

Pages 1 | 2

En Océanie, la gendarmerie fut longtemps omniprésente. En effet, seul et ultime représentant dans les îles lointaines et dispersées des Établissements français de l'Océanie (EFO) ou dans les villages isolés par l'absence de réseau routier en Nouvelle-Calédonie, le gendarme colonial apparaît souvent comme une sorte de Deus ex machina incontournable. Son action initiale s'avère par essence coercitive, puisqu'il intervient comme agent du maintien de l'ordre. Ensuite, les multiples missions que lui attribuent les gouverneurs successifs le transforment en médiateur deux mondes en présence.

L'installation de la gendarmerie à Tahiti

Le protectorat français sur Tahiti fut imposé à la reine Pomaré en septembre 1842. La gendarmerie fut instituée le 7 novembre 1843, et le premier gendarme à poser le pied sur l'île fut le maréchal des logis Joseph Prat. Lors de la guerre franco-tahitienne de 1844-1847, la gendarmerie participa à la répression et obtint, le 17 octobre 1846, la création d'un détachement de gendarmerie à cheval qui débarqua après la fin du conflit. Parallèlement, la gendarmerie devient le principal élément de pacification du fait de l'absence de " guerres de libération ". C'est ainsi qu'en 1851, une brigade de gendarmerie doit être envoyée à Mangareva (Tuamotu), où les pasteurs mormons mobilisent une importante partie de la population contre les tenants tant de l'Église catholique que de la France. Le calme revenu, le gouverneur laisse dans l'atoll deux gendarmes avec la mission d'appréhender les derniers fauteurs de trouble. Le brigadier Viry, venant arrêter un des chefs destitués le 9 novembre 1852, est désarmé, transpercé de coups de harpon et finalement assassiné. La répression menée par les troupes de Marine et des auxiliaires tahitiens fut rapide et sévère, voire indigne d'une armée constituée : cinq des rebelles sont jugés sur place et pendus sur le champ, le village est pillé, des femmes Paumotou sont violées. Désormais, la gendarmerie se donne pour objectif premier de réguler les tensions inévitables entre les Mao'hi et les quelques aventuriers, commerçants et missionnaires s'installant dans les îles. Dans le même esprit, la gendarmerie surveille les agissements des uns et des autres, n'hésitant pas à prescrire des travaux d'utilité publique, voire l'exil des fauteurs de trouble. Après la répression de la révolte de Raiatea Tahaa, en 1897, c'est la gendarmerie qui eut la tâche de surveiller les 116 déportés envoyés à Ua Huka.

Les gendarmes, premiers agents administratifs

Très rapidement, les officiers de gendarmerie se voient confier des fonctions judiciaires et administratives aussi importantes que diverses. En effet, les EFO, trop éloignés et dotés d'un climat pénible, n'ayant pas vocation à devenir une colonie de peuplement et ne constituant pas une véritable colonie de plantation, en raison de la faiblesse des superficies utiles, l'administration coloniale est chargée du bien-être du colonat tant qu'il n'empiète point sur les droits des premiers Polynésiens. " Pour tout ce qui concerne les habitants européens ou étrangers, les gendarmes prendront et recevront les ordres du commandant par l'intermédiaire de leur chef de corps... ", précise l'arrêté du 24 mars 1856 ; " ils devront d'ailleurs avoir toujours en vue que l'intention du gouvernement et son intérêt sont d'attacher la population indigène au Protectorat, ce qui ne peut avoir lieu qu'en donnant de l'importance aux chefs, en laissant la population régler toute action qui pourrait paraître oppressive ou porter atteinte aux droits de la famille ".

Après l'annexion du royaume de Tahiti, en 1880, l'instauration progressive du régime colonial sur l'ensemble des EFO, avec son corollaire, l'administration directe, se traduisit pour la gendarmerie par l'accroissement des effectifs, la multiplication du nombre des unités et l'attribution de nouvelles fonctions d'administration civile en sus des obligations de l'Arme. L'effectif du détachement s'accroît donc régulièrement jusqu'à la fin du XIXe siècle (39 gendarmes en 1880, 47 en 1897), avant de redescendre à 27 en 1904, à 21 en 1905, à 12 en 1922 et même à 5 en 1938. Cet effondrement correspond à l'apparition progressive de fonctionnaires civils dans les archipels, mais il est surtout significatif du désintéressement progressif de la métropole pour les terres les plus lointaines et les moins productrices du second empire colonial français.

Un statut royal ?

Le récit haut en couleur du gendarme Guillot s'avère significatif des rapports entre gendarmes et Polynésiens, ces derniers sachant atténuer, par un lien personnel, la confrontation classique entre le dominant et le dominé : " En débarquant dans l'île, je fus chaleureusement reçu par le roi Matohi qui m'adopta comme fetii (frère de sang). Cette coutume très touchante montre bien le caractère accueillant et affectueux des Maori. En vertu de cette adoption, tout en conservant chacun, naturellement, nos propres attributions, le roi Matohi s'appela Guillot et le gendarme Guillot prit le nom de Matohi. Et cet échange n'était pas seulement symbolique ; si le roi Matohi-Guillot ne devenait pas gendarme, le gendarme Guillot-Matohi devenait bel et bien roi de l'île et possesseur de tout le territoire et de ce qu'il renfermait : boeufs, chevaux, chèvres, cochons, fruits, etc. En revanche, si l'on venait à casser un aviron ou à détériorer le bordage d'une embarcation, le devais, de mes deniers, pourvoir au remplacement ou à la réparation. Dois-je ajouter - à tout seigneur tout honneur - que les femmes de l'île étaient à disposition du gendarme-roi " . Quant aux démêlés de Paul Gauguin avec les gendarmes successifs de Atuona (Hiva Oa, Marquises), même s'ils débouchent sur des écrits forts critiques du peintre, ceux-ci démontrent surtout la place centrale que les gendarmes ont acquis, aux côtés des chefs et des missionnaires, dans ces micro-sociétés polynésiennes. Gauguin écrit ainsi, en 1903, à deux inspecteurs de passage : " En regard de ces indigènes, nous avons des gendarmes dans des postes ayant un pouvoir absolu, dont la parole fait foi en justice, n'ayant aucun contrôle immédiat, intéressés à faire fortune, à vivre sur le dos des indigènes généreux quoique pauvres. Le gendarme fronce le sourcil, et l'indigène donne poules, neufs, cochons, etc. Sinon, gare la contravention. Quand par hasard, ce qui est difficile, un colon un peu courageux pince un gendarme en délit ; immédiatement, tout le monde tombe sur ce colon " .

La gendarmerie en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, où la colonisation française commence en 1853, quatre gendarmes débarquent l'année suivante à Port de France (Nouméa). Cinq ans après, le gouverneur J.-M. Saisset décide d'envoyer en NouvelleCalédonie le détachement à cheval de Tahiti'''. En janvier 1860, les EFO et la Calédonie sont totalement séparés, car le ministère estime que leur éloignement (5 000 kms) gêne l'expansion de la seconde entité, promise à un développement colonial rapide en raison de sa taille (18 600 kms') et de ses ressources minières. L'importance relative des deux groupes s'est inversée, comme le rappelle le fait que, désormais, le détachement de la gendarmerie à pied de l'OcéanieTahiti est subordonné à celui de Nouvelle-Calédonie. Les relations institutionnelles entre les deux colonies se distendent très vite, et leurs corps de gendarmerie se développent dans l'ignorance mutuelle. Néanmoins, en cas de manquement grave à l'ordre civil, les meneurs étaient déportés dans l'autre colonie. En 1857, le grand chef de Hienghène, Bouarate, est déporté à Tahiti ; en 1897, le principal chef de la révolte de Raiatea, Treaupoo, est déporté en Calédonie.

Entre médiateur culturel et agent d'intégration

L'effectif de la gendarmerie est porté à 30 en 1860, à 63 en 1867, à 112 en 1872, 127 en 1883, 150 en 1886 ; il baisse à 132 en 1891, remonte à 150 en 1893, puis se situe à 76 en 1908, 45 en 1922, 52 en 1933, 61 en 1939. La progression des effectifs au XIXe siècle correspond à deux faits. D'une part, l'ouverture du bagne, en 1864, nécessite la présence d'importantes forces de maintien de l'ordre. D'autre part, le cantonnement progressif des Canaques au profit de la colonisation pénale (5 000 mises en concession sur 5 ha) puis de la colonisation libre, impliqua des troubles ponctuels de 1854 à 1866, voire de véritables révoltes (1878, 1917). La diminution des effectifs durant les deux premières décennies du XXe siècle s'explique par la fermeture du " robinet d'eau sale " (l'arrivée de nouveaux bagnards), en 1897, qui entraîna un recul notable de l'insécurité, et par le semi-échec de la colonisation libre voulue par le gouverneur Feillet. Mais alors, pourquoi un redéploiement de la gendarmerie dans les années 1930 et pourquoi cet intérêt tardif de l'institution envers les indigènes ?

Le développement de la colonisation agricole (café, coprah) et surtout industrielle (nickel, mais aussi chrome et cobalt) implique le recrutement des autochtones et l'introduction en masse d'une main-d'oeuvre immigrée javanaise et indochinoise. On passe alors de cinq à vingt brigades de gendarmerie pour encadrer les populations de cette colonie lointaine, mais économiquement rentable. Cet éparpillement est favorable à une meilleure prise en compte des revendications des tribus. Parallèlement, le capitaine Harelle, puis surtout le capitaine Meunier (1931-1935), décidèrent d'appliquer sur le terrain la Nouvelle politique indigène (NPI) prônée par l'État. Le gouverneur Siadous déclare en effet, en 1933, devant le Conseil général calédonien, connu pour son conservatisme : " La France, même dans les pays où le peuplement européen est possible, respecte l'autochtone et considère qu'elle doit lui ménager les voies vers une amélioration progressive de son sort dans le cadre des intérêts de la collectivité coloniale ".

Or, depuis avril 1900, les gendarmes sont aussi syndics des affaires indigènes. Aussi, c'est tout naturellement que le capitaine Meunier appliqua les consignes métropolitaines. Son œuvre fut trop longtemps réduite par l'historiographie locale à l'amélioration de l'habitat traditionnel. En fait, il fit aussi modifier nombre d'antiques coutumes (réduction des mariages arrangés, contrôle de la médecine traditionnelle) et il protégea les Canaques des excès de la colonisation (interdiction de la vente d'alcool, limitation des corvées, vérification des balances des commerçants). Ses nombreuses circulaires furent reprises par ses successeurs, et elles servirent de base, en 1937, à la publication d'un Vade mecum du gendarme explicitant sa mission civilisatrice. Jean-Marie Lambert partage cette conception des gendarmes-médiateurs culturels lorsqu'il conclut son chapitre sur la NPI : " Ils leur font sauter quelques siècles, leur ouvrent les portes d'une réalité qu'ils ne peuvent plus ignorer. En leur faisant construire maisons et dispensaires, ils leur apportent le goût d'un bien-être, gage de vie. En leur apportant leur protection, ils leur apprennent à se défendre. Même leurs interdictions peuvent être considérées comme bénéfiques, tendant à donner - ou à améliorer - une discipline désormais indispensable à un peuple qui n'en avait jusqu'alors guère ressenti la nécessité ".

Récemment, le colonel Spillman précisait, à propos de la Polynésie, que " les gendarmes qui ont servi et qui servent encore sur ce territoire ne sont rien d'autres que des agents d'exécution. Ils ne sont pas, et c'est heureux, responsables des politiques mise en oeuvre par les gouvernements de l'État ". Cette affirmation vaut tout autant pour l'action, fort contrastée dans le temps, de la gendarmerie en Calédonie, qui a été orientée par les directives gouvernementales. Le décalage chronologique entre les deux évolutions s'explique avant tout par la distinction entre colonie de comptoir, en Polynésie, et colonie de peuplement, en Calédonie.


                   
Par Pacifica
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Dimanche 10 août 2008
 

“Il est temps de tourner la page ”, réplique Caroline en pleine séance. “ Je ne veux plus vivre dans le passé. ” Fabienne, Brigitte, Jacqueline, Martin... ils ont tous un secret de famille. Un suicide, un enfant adultérin, des tromperies et des cadavres jamais retrouvés. Avec la psycho-généalogie, ils ont renoué avec leurs ancêtres pour en finir avec leur psychose et leurs maladies. Nos parents jouent un rôle important dans notre éducation. Mais il ne faut pas oublier qu’à travers eux, nous retrouvons les traces inconscientes de nos aïeux. La chaîne ne s’arrête jamais... sauf le jour où vous prenez votre vie en main.
Les psychologues se sont penchés sur ces héritages. Ils ont constaté que des drames comme les maladies, les fausses couches, les accidents, mais aussi l’autisme, la stérilité, la dépression peuvent être liés à un passé ignoré. Cap sur quelques histoires vraies.

   Le syndrome d’anniversaire 26 avril 2001 : le père de Jacqueline, 46 ans, vient de mourir d’une opération à cœur ouvert à la suite d’une erreur médicale. En dessinant son arbre psychogénéalogique, elle découvre un secret de famille : l’existence de l’enfant naturel de son frère né le 26 avril 1981. Non seulement il n’a pas été reconnu, mais il a été rejeté et nié par la famille biologique. Le grand-père est donc mort 20 ans, jour pour jour, après avoir refusé la naissance de son petit-fils. En construisant son arbre généalogique, elle découvre avec stupéfaction qu’à chaque génération, un enfant adultérin est présent dans la branche maternelle.
L’avis du psy
Le syndrome d’anniversaire rejoint la loi des synchronicités développée par Anne Ancelin-Schutzenberger selon laquelle on ne peut pas tricher avec les dates. Notre cerveau s’autoprogramme et nous restitue régulièrement certains faits à notre insu. Cela joue dans les transmissions invisibles.

   Ces chers disparus Hélène, 62 ans, souffre depuis des années de fortes crises d’asthme. En retraçant l’histoire familiale, elle découvre un cadavre dans le placard ! En 1914, lors de la bataille de Verdun, son grand-père se trouvait dans les tranchées et n’est jamais revenu. Il serait mort gazé. Aucun corps n’a été retrouvé. Le deuil n’a jamais été fait dans la famille. L’asthme est une façon de rappeler qu’il ne faut pas oublier.
L’avis du psy
La survivance des défunts dont le deuil n’a pas été réalisé, constitue une source d’angoisse importante. Il est essentiel qu’une personne de la lignée débloque le processus et guérisse la famille toute entière. Il en va de même pour les suicidés.

   Les actes reproduits Martin a mis du temps pour se rendre compte que ses échecs aux examens venaient de son arrière-grand-père. Brillant, avec des notes excellentes dans toutes les matières, il arrive au Bac et le rate magistralement. Il ne comprend pas, la mémoire lui fait défaut aux épreuves. Il le loupera trois fois avant de se diriger vers la psychogénéalogie. Il apprend que son aïeul a été renvoyé du lycée la veille du Bac. Motif : on venait d’apprendre que la bonne était enceinte de ses œuvres. Depuis, ses descendants payent la note. En prenant conscience de cette faute du passé, il s’est remis aux études et a décroché un diplôme d’ingénieur.
L’avis du psy
Le psychiatre américain Ivan Boszormenyi-Nagy a constaté que dans certaines familles il existe une sorte de registre des comptes familiaux sur plusieurs générations. A un moment donné, un descendant est obligé de régler la note et de tout remettre à zéro.

   Les peurs de la grossesse A la fin d’une conférence en Belgique réalisée par Baudouin Labrique, une personne demande pour quelle raison ses promenades en forêt lui font si peur. Dès qu’elle est sur un terrain descendant, elle ne peut réprimer ses angoisses et s’accroche à toutes les branches qui se présentent. Elle craint de tomber. Le conférencier lui demande : “ Qu’est ce que votre mère vous a dit lorsque vous êtes sortie de son ventre ? ” La réponse fuse, claire : “ Elle m’a toujours dit qu’elle avait eu peur que je tombe par terre ! ”
L’avis du psy
La grossesse et le moment de l’accouchement auront un impact important sur la suite, selon Baudouin Labrique, conférencier et psychogénéalogue en Belgique. Tout ce qui s’est passé de concret à la naissance résonnera ensuite comme un disque rayé.



Les prénoms révélateurs A la naissance de sa petite fille, Patricia aimait tellement sa grand-mère qu’elle n’a pas hésité à lui donner son prénom. A 6 ans, l’enfant refuse de s’endormir dans le noir et pleure toutes les nuits. Tout est tenté pour calmer ses angoisses, même la psychanalyse. Rien n’y fait. C’est à l’âge de 32 ans qu’Angélique prend en main son mal-être. Elle découvre le principe des constellations familiales. Et comprend que jusqu’à maintenant, elle luttait pour revendiquer son existence. En portant le prénom d’une défunte, elle n’arrivait pas à trouver sa place. Depuis cette prise de conscience, elle ne prend plus ni somnifère ni psychotrope.
L’avis du psy
N’avez-vous jamais entendu : “ Tu portes le prénom de ton grand-père, il aurait honte s’il voyait comment tu agis ”, ou alors “ On t’a choisi le même prénom que Untel, tu n’es pas digne de le porter ”. Le prénom représente un fardeau lorsqu’il est synonyme de fantasme, de recherche de rêves à travers son enfant. Son choix est important.
Autre tradition fortement ancrée. Lors du décès d’un enfant en bas âge : celui qui suivra portera le prénom du défunt. Il est malheureusement fréquent d’observer des enfants psychotiques parce que les parents leur avaient donné le prénom d’un grand frère ou d’une grande sœur mort prématurément.

Célèbres secrets
On peut être célèbre et avoir pâti d’un secret de famille. Hergé, créateur de Tintin, en est un bel exemple. Le secret transparaît, pour qui sait voir, dans les aventures du reporter à la houpette : la Castafiore serait ainsi la grand-mère de Tintin. Son père, officiellement “ orphelin ”, était en réalité le fruit des amours ancillaires d’une comtesse. La famille d’Hergé n’est pas la seule à avoir couvé un tel problème. Jack Nicholson a découvert à 38 ans, dans un article du Times que celle qu’il prenait pour sa sœur était en réalité sa mère.

La naissance aussi
Tout ce qui se passé à l’accouchement a un impact. Les enfants nés par forceps, par exemple, auront toute leur vie une manière bien à eux de résoudre les situations importantes. Quand leur vécu a été “ on ne me fait pas confiance, on m’a obligé à naître à un moment particulier ”, il s’ensuit des problèmes. Chaque fois qu’ils doivent prendre des décisions ou dans les situations où ils doivent achever quelque chose d’important, ils ne peuvent agir, décider, terminer que s’ils se sentent obligés de le faire sous la forte pression des autres. Ils ont horreur de cela, à l’image de leur sortie du ventre maternel.


http://www.reponseatout.com/article.php3?id_article=222
Par Pacifica - Publié dans : PSYCHOGENEALOGIE
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Dimanche 10 août 2008

Sous l'ancien régime, Henri II par un édit de février 1556 qui sera renouvelé plus tard en 1586 et en 1708, obligeait les filles célibataires enceintes à déclarer leur état de grossesse aux autorités. Il visait à prévenir les infanticides et éventuellement à apprendre le nom du père (L'infanticide était puni par la peine de mort).


Une fille ou un fils naturel, c'est un enfant engendrée par sa mère (et en principe par son père ;-), par opposition à adopté. En tous cas à ces époques où la science n'intervenait pas.


Cet enfant naturel et illégitime (hors mariage) est ensuite reconnu par sa mère dans un délai bref ou au long cours (et selon les cas, par le père) il devient fils ou fille naturel reconnu mais toujours illégitime.


Parfois les mères qui devaient aller reconnaître l'enfant après leurs relevailles (la déclaration par la sage-femme ou un tiers ne valant pas reconnaissance), ignoraient cette obligation. La reconnaissance c'est ce qui donnait des droits civils comme le droit d'hériter. Pour les familles très modestes où il n'y avait aucun bien il est donc probable que personne ne rappelait à la mère de procéder à une reconnaissance de l'enfant. Dans la pratique cela n'empêchait pas les enfants de porter en général le nom de leur mère.


La mère se marie, deux cas se présentent l'homme peut laisser la situation de l'enfant en l'état, mais très souvent surtout quand il n'a pas d'enfant d'un premier lit (héritage) il reconnaît cet enfant et par mariage avec la mère la légitime.


Ce faisant, l'enfant entre en possession de tous les droits (héritage) et devoirs d'un enfant né de deux parents mariés à sa naissance. il devient naturel reconnu et légitime. Que le mari ne soit pas le père n'entre pas en ligne de compte à partir du moment où la mère l'accepte comme père et où lui se déclare le père. C'est pourquoi on voit même après le mariage des enfants légitimés par jugement, le mari ayant décidé d'assumer cette paternité et la preuve étant apportée que les enfants à son foyer bénéficient des soins , attention et affection démontrant leur statut d'enfants de ce couple.


Ces dispositions permettaient à des enfants illégitimes et non reconnus par leur père biologique de trouver ainsi une chance d'être réintégrés dans "la norme" Dans l'absolu n'importe quel homme célibataire (anciennement) aurait pu se dire le père d'un enfant dans ce cas y compris contre le gré de la mère, y compris en ne l'étant pas. Cas peu courants qui se retrouvaient au tribunal pour apporter des preuves d'un côté et contester de l'autre. Autre cas particulier, l'enfant né pendant le mariage d'un couple légitime mais dont le mari affirme qu'il n'est pas le père, d'où

procès en déni de paternité


Là, les moyens modernes ADN ont apporté des certitudes quant aux conclusions. Tout enfant né dans un couple marié est réputé être l'enfant de ses père et mère sauf preuve du contraire. En fait le mari endossant une paternité dont il n'était pas l'auteur faisait à peu près la même chose qu'un homme (et sa femme) procédant à l'adoption plénière d'un enfant, avec une différence majeure il n'y a mention d'adoption à aucun moment. L'enfant glissait tout simplement d'illégitime à légitime. Et à ces époques c'était inestimable.


Enfant adultérin " a matre ": Filiation adultérine, la mère de l'enfant était mariée avec un homme qui n'était pas le père lors de la conception. Si c'était le père qui était marié avec une autre femme on dit que c'est une filiation " a patre ".


La loi du 3.12.2001 instaure l'égalité de droits entre tous les enfants y compris adultérins pour les successions ouvertes à partir du 7.12.2001 ou pour celles antérieures où il n'y a pas eu le partage avant cette loi un enfant adultérin n'avait droit qu'à la moitié de la part d'un enfant légitime.



Références :


L'obligation de déclaration de grossesse illégitime :
http://perso.magic.fr/couda/FillesMeres.htm


Un petit clin d'oeil avec un extrait des dialogues du film "La fille du puisatier" (Marcel Pagnol, 1941)


- L'enfant est né, c'est un garçon... il est superbe !

- Un garçon, c'est malheureux ! parce qu'au moins si ça avait été une fille, un jour elle aurait eu un nom de famille, le nom de son mari, mais si c'est un garçon il aura toujours un petit nom, comme un bœuf ou un cheval !

- Comment ils l'ont appelé ?

- André !

- Pourquoi André ?

- Parce que c'est le nom, de... de... enfin, c'est un joli nom...

- C'est le nom de qui ?

- C'est le nom de... c'est le nom de Pierre Mazel !

- Ah, il ne lui manquait plus que cela à ce petit malheureux ! Lui donner le prénom d'un gagneur de sous...

- Mais il s'appelle aussi Pascal !

- Quoi ? comment ? Pascal ! ils ont osé donner à ce petit bâtard mon nom de baptême ?

- Mais il est baptisé lui aussi, ce n'est pas un chien !

- Dis donc à qui tu parles, tu n'as pas honte de parler ainsi à ton père ?

- Ça te fait plaisir d'être la sœur d'une garce, vas te coucher, vas...

- Ça ne lui fait pas plaisir, je vous assure, Pascal, ça ne lui fait pas plaisir...

- Moi c'est ma sœur, je l'aime, et puis c'est ma sœur !

- Vas te coucher, je te dis ! J'ai trop de filles... Si elle donne raison à l'autre, on peu accrocher une lanterne rouge à la porte de la maison ! Et puis ce petit il a beau avoir deux prénoms, il n'aura jamais de vrai nom...

- Il en a un de vrai nom, un nom de famille !

- Ah ouais, un nom de famille, lequel ?

- Il porte le nom de sa mère...

- Il s'appelle comme vous, André Pascal Amoretti !

- Philippe, tu es fou, non tu es fou... alors ce petit il s'appelle comme moi et comme mon père...

- Ce n'est pas de ma faute, c'est la loi ! un enfant qui n'a pas de père, il s'appelle comme sa mère !

- Mais, c'est valable ça le nom d'une femme ?

- Bien sûr que c'est valable, c'est la loi !

- Et c'est écrit sur le grand livre à la mairie ?

- Mais naturellement, c'est écrit sur le grand livre et sur son acte de naissance !

- Comment ça, il a un acte de naissance ?

- Naturellement, puisse qu'il est né !

- Alors ce petit, il m'aura tout prit... ma fille et mon nom ! Mais qui est-ce qui fait des lois pareilles ? Et comment veux-tu que je me défende contre cet individu ? Alors, dans les mairies, ils ont le droit de vous prendre votre nom sans vous prévenir, comme ça !

- Qu'est-ce que vous voulez, ceux qui font les lois, ils sont plus forts que vous, et puis ils doivent savoir...


Par Pacifica - Publié dans : GENEALOGIE
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Samedi 19 juillet 2008
Maladies psychosomatiques :

Quand l'esprit joue sur les maux

Souffrances imaginaires ou vraies maladies ? Après être longtemps restées le domaine réservé des médecines parallèles, les maladies psychosomatiques intéressent aujourd'hui les plus grands scientifiques. Maladies de peau, mal de dos, hypertension... les preuves s'accumulent sur les liens entre le corps et l'esprit


Du corps à l'esprit

Maladies psychosomatiques. La maladie peut-elle être l'écho d'un état d'angoisse ou de détresse morale ? Selon certains scientifiques, un choc psychologique est à même d'effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection. Quelles sont ces affections ? Comment les traite-t-on ? Le point sur ces relations entre le corps et l'esprit.

 

Des conséquences variées

Psychosomatique, Stress, déprime, idées noires... Les pensées négatives seraient capables d'être à l'origine ou d'aggraver des maux aussi divers que la migraine, l'insomnie, les maladies de peau, la prise de poids ou le mal de dos !



N'hésitez pas consultez moi : pacificaillou@gmail.com



Par Pacifica - Publié dans : PSYCHOGENEALOGIE
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Vendredi 18 juillet 2008
* XVIe s.

o 1524 sous François Ier, expédition en Amérique du Nord de l'Italien Verrazano,
o puis 1534 du Français Jacques Cartier qui prend possession du Canada.
o 1555-67 Expéditions au Brésil, dans la baie de Guanabara (dirigées par Nicolas de Villegaignon (1510-71),
o puis 1594-1615 au Maranhào.
o 1562-65 Jean Ribault (1520-65) et René de Laudonnière († 1572) fondent Fort-Caroline, en Caroline du Sud (du nom de Charles IX).

* Du XVIIe au début du XIXe s.

o 1604 Pierre de Monts et Samuel Champlain fondent une colonie en Acadie (Nlle-Écosse actuelle).
o 1608 Champlain s'installe au Québec (Montréal fondé en 1642).
o 1635 Cie des îles d'Amérique occupe Guadeloupe et Martinique.
o 1642 Cie de l'Orient fonde Fort-Dauphin à Madagascar.
o 1659 St-Louis du Sénégal fondé.
o 1664 Colbert crée la Cie des Indes occidentales et la Cie des Indes orientales (par actions) pour étendre les colonies et développer leur activité.
o 1668 comptoir en Inde, à Surat (près de Bombay).
o 1674 abandon de Madagascar, installation dans l'île Bourbon (Réunion actuelle) et l'île de France (île Maurice actuelle).
o 1682 Cavelier de la Salle s'empare de la Louisiane.
o 1685 Code noir : statut de l'esclavage.
o 1701 Pondichéry, principal établissement français, Yanaon, Masulipatnam (1750-59) ; on disait alors Masulipatam), Chandernagor.
o 1714 Fr. cède Terre-Neuve, Acadie et baie d'Hudson à l'Angleterre.
o 1719 La Nouvelle-Orléans occupée.
o 1741-59 Dupleix conquiert le Deccan (Inde), finalement cédéà l'Angleterre.
o 1763 Fr. perd Canada (70 000 Français), Louisiane, Dominique, St-Vincent, Tobago, Grenade et Sénégal ; elle garde 5 comptoirs en Inde et St-Domingue, Martinique, Guadeloupe et Mascareignes (îles Bourbon et de France).
o 1764échec d'une tentative de peuplement en Guyane.
o 1783 comptoirs du Sénégal et Tobago rendus à Fr.
o 1794 la Convention abolit l'esclavage (sera rétabli par Bonaparte).
o 1798-1801 expédition d'Égypte.
o 1802 Espagne rend la Louisiane à la Fr.
o 1803 Louisiane vendue aux USA (voir à l').
o 1808 Fr. chassée de St-Domingue.
o 1814 Fr. cède Tobago, Ste-Lucie et l'île de France à l'Angleterre.

* Sous Louis-Philippe.

o 1830 -5-7 prise d'Alger.
o 1832-47 soulèvement d'Abd el-Kader en Algérie.
o Établissements : Côte d'Ivoire (Assinie et Grand-Bassam, créés 1842), Gabon (1839-43), Nossi-Bé (Madagascar, 1840-41), Mayotte (1843), Tahiti (1842-43).

* IIe République.

o 1848 -3-4 : 2e abolition de l'esclavage ; -9-12 l'Algérie forme 3 départements français.

* IIe Empire.
o 1853 Nlle-Calédonie annexée.
o 1854 début de la conquête du Sénégal, fondé par Faidherbe.
o 1857 Dakar fondée. Grande Kabylie occupée en Algérie.
o 1862 acquisition d'Obock (mer Rouge).
o 1862-67 Cochinchine conquise.
o 1863 protectorat sur Cambodge.

* IIIe République.

o 1873 Francis Garnier (1839-73) conquiert le delta tonkinois.
o 1875-78 1re expédition de Pierre Savorgnan de Brazza (Rome, 1852/Dakar. 1905).
o 1880 protectorat sur le Congo.
o 1881 protectorat sur la Tunisie.
o 1883-84 Brazza colonise le Gabon.
o 1885 la Chine abandonne Tonkin et Annam à la Fr.
o -95 Joseph Gallieni (1849-1916, Mal de Fr. à titre posthume 1921) conquiert Soudan (Mali actuel).
o 1888 fondation de Djibouti, puis de la Côte française des Somalis.
o 1889 Bangui fondé.
o 1891 Niger occupé.
o 1893 Guinée détachée du Sénégal ; Côte d'Ivoire et Dahomey créés ; protectorat sur Laos reconnu par le Siam.
o 1896 Madagascar occupé.
o 1899 Haute-Volta conquise ; la mission Marchand s'installe à Fachoda, sur le Nil, puis cède la place aux Anglais.
o 1904 fondation de l'Afr.-Occidentale française (capitale : Dakar).
o 1897-1912 Tchad conquis.
o 1906 condominium Fr.-G.-B. sur Nouvelles-Hébrides.
o 1907 le Siam restitue au Cambodge ses 3 provinces occidentales.
o 1910 fondation de l'Afr.-Équatoriale française (capitale : Brazzaville).
o 1912 protectorat sur Maroc.
o 1919 mandat sur Cameroun, Togo, Grand-Liban et Syrie.
o 1934 dernière insurrection du Maroc.



Terres qui furent françaises

* Afrique.
o Afrique du Nord française (AFN) : 1830-1962 Algérie. 1881-1956 Tunisie. 1912-56 Maroc.
o Afrique-Équatoriale française (A.-É.F.) : 1839-1960 Gabon, 1891-1960 Congo, 1896-1960 Centrafrique (ex-Oubangui-Chari), 1899-1960 Tchad. 1919-60 Cameroun. 1884-1977 Djibouti (ex-Côte française des Somalis).
o Afrique-Occidentale française (A.-O.F.) : 1638-1758, 1770-1807, 1817-1960 Sénégal, 1842-1960 Côte d'Ivoire, 1857-1960 Mali (ex-Soudan), 1893-1960 Bénin (ex-Dahomey), 1893-1958 Guinée, 1897-1960 Niger, 1898-1960 Burkina (ex-Haute-Volta), 1902-60 Mauritanie, 1922-60 Togo.

* Amérique.
o 1604-1763 Canada oriental (Acadie jusqu'en 1713),
o 1682-1803 Louisiane,
o 1655-1713 Terre-Neuve,
o 1612-1758île du Cap-Breton.
o 1650-1803 Ste-Lucie,
o 1650-1762,
o 1779-83 Grenade,
o 1748-59 Dominique,
o 1626-1804 Haïti (ex-Saint-Domingue).
o 1783-1814 Tobago,
o 1764-66 Malouines (ou Falkland).

* Asie.
o Comptoirs de l'Inde :
+ 1673-1954 Pondichéry (occupé par les Anglais de 1693 à 1701, de 1761 à 1763, puis, avec les 4 autres comptoirs, de 1778 à 1783, de 1793 à 1802 et de 1803 à 1816), 1686-1951 Chandernagor, 1721-1954 Mahé, 1738-1954 Karikal, 1742-1763 Inde, 1751-1954 Yanaon, 1868-1936
o Cheikh-Saïd, 1898-1943
o Kouang-Tcheou-Wan, 1885
o îles Pescadores,
o 1920-43 Liban,
o 1920-45 Syrie.
o Concessions dans des villes chinoises :
+ 1858-1943 Canton,
+ 1862-1946 Shanghaï,
+ 1896-1943 Hankéou,
+ 1842-1943 His-men (ou Amoy),
+ 1858-1943 Nankin,
+ 1858-1943 Tien-tsin.
o Indochine : 1883-1954 Tonkin, 1884-1954 Annam, 1859-1954 Cochinchine, 1863-1954 Cambodge, 1893-1954 Laos.

* Europe.
o 1066 îles Anglo-Normandes,
o 1756-63 Minorque,
o 1798-1800 Malte,
o 1797-99, 1807-09îles Ioniennes.

* Océan Indien.
o 1715-1814 Maurice (ex-Ile de France).
o 1742-1810 îles Seychelles,
o 1769-1794îles Amirantes,
o 1843-1975 Comores (colonie 1912).
o 1883-1960 Madagascar (colonie 1896).

* Océan Pacifique.
o 1887-1980 Vanuatu (ex-Nouvelles-Hébrides, condominium franco-britannique).


Terres françaises en 1998

* Amérique.
o Depuis 1535 : St-Pierre-et-Miquelon (avec interruptions : 1714-62, 1779-82, 1794-1801, 1804-13).
o Depuis 1635 : Guadeloupe, Martinique.
o Depuis 1609 : Guyane.
o Depuis 1648 : partie nord de l'île St-Martin et St-Barthélemy.

* Antarctique. Depuis 1840 : Terre Adélie.

* Océan Indien.
o Depuis 1638 : îles Glorieuses, la Réunion.
o Depuis 1772 :îles Crozet, Kerguelen.
o Depuis 1776 :île Tromelin. Depuis fin XVIIIe s. :îles St-Paul et Nouvelle-Amsterdam.
o Depuis 1841 : Mayotte.

* Océan Pacifique.
o Depuis 1837 : îles Wallis-et-Futuna.
o Depuis 1842 :îles Marquises, Tahiti, Moorea, îles du Vent.
o Depuis 1843 :îles Tuamotu, Australes ou Tubuaï.
o Depuis 1844 :îles Gambier.
o Depuis 1853 : Nouvelle-Calédonie.
o Depuis 1858 :île Clipperton.
o Depuis 1887 :îles Sous-le-Vent.

 

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Vendredi 18 juillet 2008
Relevés aux Archives territoriales de Nouméa, Nouvelle-
Calédonie, les mariages suivants, à Nouméa :

19 septembre 1887 (acte 35)

- François Joseph Alexandre RIEU, employé, fils
d'Alexandre Louis Benoît, huissier, et + Rose
Elisabeth LACOUTURE
o Fort-de-France 26/08/1842
- Marie Anne KIMMENAU
o Ottersthal (Bas-Rhin) 24/07/1850
Ils déclarent reconnaître et légitimer par leur mariage
1 Alexandre Georges RIEU o 27/12/1875
2 Louise Elisabeth RIEU o 01/09/1877
3 Henri RIEU o 22/07/1879
4 Berthe RIEU o 06/10/1881
5 Georges RIEU o 07/06/1883
6 Lucie Eugénie Marie RIEU o 15/01/1886


13 mars 1886 (acte 9)

- Antoine Etienne Lionnel LAINÉ, fils de + Edouard
Hubert, ancien officier du commissariat de la marine
(+ Nouméa 05/01/1878) et Sophie PONTAïS, sa veuve,
domiciliée à Paris
o Fort-de-France 02/08/1843
- Hélène Fanny CHEVAL
o Sydney (Australie) 04/11/1863

Par Pacifica - Publié dans : ACTES DE NAISSANCE
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Vendredi 18 juillet 2008
Terre de parole, terre de partage

C'est la nouvelle devise de Nouvelle-Calédonie !


 "Soyons unis devenons frères".

Couplet 1 :
Ô Terre sacrée de nos ancêtres,
Lumière éclairant nos vies,
Tu les invites à nous transmettre
Leurs rêves, leurs espoirs, leurs envies.
A l'abri des pins colonnaires,
A l'ombre des flamboyants,
Dans les vallées de tes rivières,
Leur coeur toujours est présent.
Refrain 1 :
Hnoresaluso ke'j omome
Ha deko ikuja ne enetho
Hue netitonelo kébo kaagu
Ri nodedrane
Refrain 2 :
Soyons unis, devenons frères,
Plus de violence ni de guerre.
Marchons confiants et solidaires,
Pour notre Pays.
Couplet 2 :
Terre de Parole et de Partage
Tu proposes à l'étranger,
Dans la tribu ou le village,
Un endroit pour se reposer.
Tu veux loger la tolérance,
L'équité et le respect,
Au creux de tes bras immenses,
Ô Terre de liberté
Refrain 1 :
Hnoresaluso ke'j omome
Ha deko ikuja ne enetho
Hue netitonelo kébo kaagu
Ri nodedrane
Refrain 2 :
Soyons unis, devenons frères,
Plus de violence ni de guerre.
Marchons confiants et solidaires,
Pour notre Pays.
Couplet 3 :
Ô Terre aux multiples visages
Nord, Sud, Iles Loyauté,
Tes trois Provinces sont l'image
De ta grande diversité
Nous tes enfants, tu nous rassembles,
Tempérant nos souvenirs.
D'une seule voix, chantons ensemble:
Terre, tu es notre avenir.
Refrain 1 :
Hnoresaluso ke'j omome
Ha deko ikuja ne enetho
Hue netitonelo kébo kaagu
Ri nodedrane
Refrain 2 :
Soyons unis, devenons frères,
Plus de violence ni de guerre.
Marchons confiants et solidaires,
Pour notre Pays.
_______________________
*Chemins de liberté, paroles de tolérance

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Vendredi 18 juillet 2008
Ataï est le « grand chef » kanak de Komalé.
 En 1878 il mène l'insurrection kanak contre les colonisateurs français. Après des victoires importantes qui inquiétent l'administration coloniale, il est tué par un Kanak.

* 1 L'insurrection de 1878
* 2 La tête d'Ataï
* 3 Notes
* 4 Bibliographie

L'insurrection de 1878

En 1878, il déclare au gouverneur français Olry à Teremba, en déversant d'abord un sac de terre: « Voilà ce que nous avions », et ensuite déversant un sac de pierres: « Voici ce que tu nous laisses ». Au gouverneur qui lui conseille de construire des barrières pour protéger ses cultures des dégâts commis par le bétail des colons, il répond: « Lorsque les taros [des légumes] iront manger les bœufs, je construirai des barrières. » Ses efforts pour s'entendre avec les Blancs ayant été vains, Ataï choisit la lutte armée [1].

Le pouvoir colonial réussit à s'assurer le soutien d'autres tribus canaques, en particulier les Baxéa de Canala, contre Ataï et ses partisans. Sans ces auxiliaires, il ne pouvait poursuivre un ennemi qui se fondait dans la nature. L'insurrection met à feu et à sang le centre-ouest de la Grande Terre. Ataï se battra jusqu'à la mort. Il est tué au combat le 1er septembre 1878 à Fonimoulou par un traître canaque, le Canala Segou, de la colonne Le Golleur-Gallet formée de Canaques, de francs-tireurs (des déportés politiques), de Mercury (déportés de droit-commun dirigés par Mercury, un surveillant du bagne).


Louise Michel, déportée sur la presqu'île Ducos à la suite de la Commune au moment des faits, évoque ainsi la mort d'Ataï dans ses célèbres Mémoires:

« Ataï lui-même fut frappé par un traître. Que partout les traîtres soient maudits ! Suivant la loi canaque, un chef ne peut être frappé que par un chef ou par procuration. Noudo, chef vendu aux blancs, donna sa procuration à Segou, en lui remettant les armes qui devaient frapper Ataï. Entre les cases nègres et Amboa, Ataï, avec quelques-uns des siens, regagnait son campement, quand, se détachant des colonnes des blancs, Segou indiqua le grand chef, reconnaissable à la blancheur de neige de ses cheveux. Sa fronde roulée autour de sa tête, tenant de la main droite un sabre de gendarmerie, de la gauche un tomahawk, ayant autour de lui ses trois fils et le barde Andja, qui se servait d'une sagaie comme d'une lance, Ataï fit face à la colonne des blancs. Il aperçut Segou. Ah ! dit-il, te voilà ! Le traître chancela un instant sous le regard du vieux chef ; mais, voulant en finir, il lui lance une sagaie qui lui traverse le bras droit. Ataï, alors, lève le tomahawk qu'il tenait du bras gauche ; ses fils tombent, l'un mort, les autres blessés ; Andja s'élance, criant : tango ! tango ! (maudit ! maudit !) et tombe frappé à mort. Alors, à coups de hache, comme on abat un arbre, Segou frappe Ataï ; il porte la main à sa tête à demi détachée et ce n'est qu'après plusieurs coups encore qu'Ataï est mort. Le cri de mort fut alors poussé par les Canaques, allant comme un écho par les montagnes. [...] Que sur leur mémoire tombe ce chant d'Andja : Le Takata, dans la forêt, a cueilli l'adouéke, l'herbe bouclier, au clair de lune, l'adouéke, l'herbe de guerre, la plante des spectres. Les guerriers se partagent l'adouéke qui rend terrible et charme les blessures. Les esprits soufflent la tempête, les esprits des pères ; ils attendent les braves ; amis ou ennemis, les braves sont les bienvenus par delà la vie. Que ceux qui veulent vivre s'en aillent. Voilà la guerre ; le sang va couler comme l'eau sur la terre ; il faut que l'adouéke soit aussi de sang. »


La tête d'Ataï

Sa tête qui avait été mise à prix 200 F est conservée dans du formol, montrée à Nouméa puis emportée en métropole. Elle a été étudiée en 1882 par le préparateur du docteur Broca, Théophile Chudzinski, qui a publié le compte rendu de son étude dans la Revue d'Anthropologie de Paris [2]. Il est probable que la tête ait été alors entreposée au Musée Broca qui se trouvait à l'époque dans les combles du Musée Dupuytren (ancien couvent des Cordeliers).

Un buste d'Ataï et d'Andja (Takata, c'est-à-dire sorcier-guerisseur d'Ataï) ont été exposés au premier étage, travée nord de l'exposition du ministère de l'instruction publique - Classe VIII - Palais des Arts Libéraux - Champs de Mars[3]. S'y trouvait aussi un écorché de la tête d'Ataï ainsi que sa main (moulage ?).


Aujourd'hui, alors que les Kanaks continuent de revendiquer son retour au pays, elle est officiellement perdue. Un roman de Didier Daeninckx, Le Retour d'Ataï évoque cette quête et propose une explication plutôt romanesque du devenir des restes d'Ataï

 

(Wikipédia)

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Vendredi 18 juillet 2008
Le bougna, à base de légumes traditionnels et de lait de coco. Suivant les lieux et les saisons on ajoute les viandes, poissons ou fruits de mer disponibles. Placé dans un panier de feuilles de bananier le mélange est cuit à l'étouffé dans le four kanak: dans un trou on dispose un lit de pierres chauffées à blanc, puis le (ou les) bougna(s). Suivant les régions ou recouvre alors le four de terre ou de peaux de niaoulis.
Le bougna est un plat de fête et n'est pas l'ordinaire traditionnel de la famille kanak.

L'ordinaire était plutôt composé de légumes bouillis, de fruits, viandes ou poissons grillés. Le ver de bancoule reste un met assez « folklorique » rarement préparé hors des foires à touristes. Peut être, au même titre que la sauterelle, constituait-il un plat de substitution facile à trouver lorsque l'on était loin du foyer.

Par Pacifica - Publié dans : HISTOIRE DE LA CALEDONIE
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